Mes nuits sont longues et j'ai besoin de parler. Posez-vous deux secondes et essayez de m'écouter. Au début, j'avais pensé à faire un texte d'amour. Pas pour une fois de plus le dénigrer mais juste pour parler de ce que j'avais vécu, mais finalement je me suis dit que je le ferai plus tard; que l'amour n'a pas sa place ici pour le moment. Donc j'ai songé à écrire sur autre chose et j'ai opté pour le thème de ; Ma vie en résumé, de hier à aujourd'hui. Je crois qu'en fait, j'ai trop fait semblant. Semblant de rire, de pleurer, de croire, de vivre tout simplement. J'ai fait semblant de partir aussi, sans me retourner. C'était dure mais il le fallait. En fait, je ne suis pas allée bien loin. Parce-que, histoire de m'en sortir j'ai pris n'importe quel chemin. C'était difficile d'avouer que j'avais perdu ma route. Ce n'est pas de ma faute, rien n'était indiqué, j'ai donc du suivre mon instin. J'ai tout fait pour cacher ce qui se voit de trop. Parce-que oui, on a beau essayer, on ne trompe jamais que soi. Je ne vais pas commencer à faire le bilan de ce qui s'est passé de bien et de mal, trop longtemps que je passe ma vie à m'en soucier. J'ai passé tellement d'heures à maquiller mes peurs, perdu tellement de temps. Je suis restée au miieu des non-dits, à rire de mes erreurs, à y penser sans la moindre limite. Même si je tombe à genoux parfois, même si tout va trop vite. Tellement de temps à regarder en arrière, à voir passer des gens aux regards et sourires éphèmères, tellement de temps à croiser des gens faits de haine et d'ennui, de peine et de mépris. A verser des larmes pour rien. J'ai quand-même cherché à comprendre parce-qu'on ne m'expliquait jamais rien. J'étais même obligée de me défendre quand tout allait trop loin. On a tout dit sur moi, des mensonges, des critiques et même des verités. J'ai été blessée et humiliée. Mais il m'a fallu tomber de si haut pour savoir me relever c'est vrai. J'ai du trier des personnes, comme on trie les dechêts. Rien n'était recyclabe, pollution pour ma vie. J'ai ajouté les couleurs qui manquaient à mon bonheur, peins mon ciel noir de bleu. J'ai dessiné des oiseaux et j'ai même osé y mettre un petit soleil. Parce-que oui, j'avais joué ma vie sous de drôles de lumières, toutes artificielles. Les vraies personnes qui m'entourent depuis le début m'ont aidés biensûr, j'ai pas tout fait toute seule. Eux, ont pris le plus grand de leurs pinceaux et m'ont dessiné un sourire permanent. Je dois dire, ça me convient bien comme ça. J'embarque à présent à bord d'un bâteau heureux et je suis capitaine de ma vie. Je ne perds plus le nord et plus personne ne contrôlera mes envies. Il reste encore quelques places, si quelques-uns d'entre vous ont perdu leur bâteau ou n'ont pas encore trouvé le leur, vous savez où aller, je navigue en destination du bonheur éternel...